Étiquette du cigare : savoir-vivre du fumeur en société 2026

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Étiquette du cigare : savoir-vivre du fumeur en société 2026

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L'étiquette du cigare en société repose sur trois piliers : maîtriser le rituel technique (couper, allumer, éteindre sans écraser), adapter son comportement au contexte (club privé, restaurant, événement corporate) et respecter les codes non écrits du partage entre fumeurs. Selon une enquête Cigar Aficionado 2022, 67% des amateurs retirent la bague avant d'allumer — mais cette pratique varie selon les traditions cubaine, européenne et américaine que nous détaillons dans ce guide exhaustif.

Les fondamentaux de l'étiquette cigare : règles universelles du fumeur distingué

Avant de maîtriser les subtilités propres à chaque contexte social, tout amateur de cigare doit intégrer trois principes fondamentaux. Ces règles transcendent les traditions nationales et constituent le socle minimal du savoir-vivre que tout fumeur averti se doit de respecter.

La règle d'or : ne jamais écraser son cigare

Selon le guide officiel de Habanos S.A., la tradition cubaine impose une règle absolue : un cigare ne s'écrase jamais. Contrairement à la cigarette que l'on étouffe dans le cendrier, le cigare se dépose simplement et s'éteint de lui-même en quelques minutes. Écraser un cigare libère des odeurs âcres de combustion incomplète, incommode l'entourage et trahit une méconnaissance flagrante des codes.

Lorsque vous souhaitez mettre fin à votre fumage, posez délicatement le cigare dans le cendrier — idéalement un modèle à gorge profonde conçu pour cet usage. L'extinction naturelle préserve l'atmosphère et témoigne de votre maîtrise. Un cigare abandonné s'éteint généralement en deux à trois minutes sans intervention.

Conscience situationnelle : vérifier l'autorisation avant d'allumer

Le fumeur distingué ne présume jamais de son droit à allumer. Même dans un lieu théoriquement autorisé — terrasse de restaurant, salon privé, événement en extérieur — la courtoisie impose de solliciter une approbation explicite. Cette démarche n'est pas une marque de faiblesse mais une preuve de raffinement social.

La formule consacrée reste sobre : "Me permettez-vous d'allumer un cigare ?" adressée à l'hôte ou aux convives les plus proches. En contexte professionnel, attendez systématiquement que votre interlocuteur principal ait terminé son repas ou sa présentation. Dans un club privé, observez si d'autres membres fument déjà avant de sortir votre étui.

Le véritable gentleman ne fume pas un cigare — il partage un moment avec ceux qui l'acceptent.

Le temps du cigare : anticiper la durée de fumage selon la vitole

Allumer un cigare engage un contrat temporel implicite. Selon Cigar Aficionado, un Robusto (ring gauge 50, longueur 124 mm) brûle entre 45 et 60 minutes. Un Churchill ou Double Corona peut dépasser 90 minutes. Interrompre un cigare à mi-parcours pour une obligation imprévue constitue un faux-pas : vous gaspillez un produit d'exception et projetez une image d'improvisation.

Avant d'allumer en société, évaluez le temps disponible. Si le dîner touche à sa fin ou si une réunion approche, reportez votre fumage. Les formats courts — Petit Corona (30-40 minutes) ou Perla (20-30 minutes) — offrent une alternative pour les fenêtres temporelles réduites. Cette anticipation distingue l'amateur éclairé du fumeur occasionnel.

  • Perla / Entreacto : 20-30 minutes — idéal entre deux services
  • Robusto / Rothschild : 45-60 minutes — format polyvalent
  • Churchill / Double Corona : 75-100 minutes — réserver aux longues soirées
Gros plan sur le retrait délicat de la bague d'un cigare cubain premium

La question de la bague : retirer ou conserver selon le contexte

Peu de sujets divisent autant la communauté des fumeurs que la bague — cette banderole ornementale cerclant le corps du cigare. L'enquête Cigar Aficionado 2022 révèle que 67% des fumeurs de cigare premium retirent la bague avant d'allumer. Cette majorité statistique masque pourtant des divergences culturelles profondes entre traditions cubaine, européenne et anglo-saxonne.

Tradition cubaine vs pratique anglo-saxonne : deux écoles opposées

La tradition cubaine classique préconise de conserver la bague intacte pendant toute la durée du fumage. La logique est sociale : retirer la bague dissimulerait la marque, ce qui pourrait être interprété comme une volonté de cacher un cigare modeste — ou inversement, d'éviter d'afficher une vitole ostentatoire. Dans les casas del habano de La Havane, la bague reste visible par principe d'honnêteté entre fumeurs.

À l'inverse, la tradition britannique victorienne — reprise par une partie de l'école américaine — considère que la bague relève de l'ostentation commerciale. Un gentleman ne devrait pas arborer une marque comme un panneau publicitaire. Selon cette école, retirer discrètement la bague avant d'allumer témoigne d'un raffinement supérieur.

Le moment juste : attendre que le cigare chauffe pour retirer sans déchirer la cape

Si vous optez pour le retrait, une règle technique s'impose : attendez 5 à 10 minutes de fumage avant de décoller la bague. La chaleur progressive ramollit la colle végétale utilisée par les torcedores, permettant un détachement propre sans arracher la délicate feuille de cape. Retirer une bague à froid risque de déchirer le wrapper et de compromettre la structure du cigare — un faux-pas technique autant qu'esthétique.

La gestuelle appropriée : faites pivoter doucement la bague autour du cigare pour vérifier qu'elle se décolle uniformément, puis glissez-la vers la tête sans forcer. Si une résistance persiste, poursuivez votre fumage — la chaleur finira par libérer la colle.

2026 : l'évolution des codes chez les nouvelles générations

Les codes évoluent sensiblement depuis 2020. La nouvelle génération de fumeurs — souvent initiée via les lounges urbains plutôt que les clubs traditionnels — adopte une approche plus pragmatique et décomplexée. La bague devient un élément de conversation, voire de partage photographique sur les réseaux spécialisés.

En 2026, la recommandation dominante chez les maisons de prestige comme Davidoff penche vers un compromis situationnel :

  • Club privé entre connaisseurs : conserver ou retirer selon votre préférence personnelle — vos pairs comprendront les deux choix
  • Événement professionnel ou mariage : conserver la bague évite toute manipulation hasardeuse devant des non-fumeurs
  • Restaurant gastronomique : retirer discrètement après quelques minutes, pour un profil plus épuré

L'essentiel demeure : votre aisance prime sur la règle. Un fumeur hésitant qui déchire sa cape en retirant maladroitement une bague projette une image moins favorable qu'un amateur assumant sereinement son choix de la conserver.

Coupe précise d'un cigare Robusto avec une guillotine en acier poli

Couper son cigare en société : gestes, outils et discrétion

La coupe d'un cigare en public constitue le premier acte visible de votre rituel — et potentiellement le premier révélateur de votre maîtrise. Un geste assuré, un outil adapté et une discrétion naturelle distinguent immédiatement le connaisseur du novice hésitant.

Guillotine, V-cut ou punch : quel coupe-cigare selon le contexte social

Le choix de l'outil reflète votre lecture du contexte. La guillotine droite reste l'outil le plus polyvalent et le plus discret : compacte, silencieuse, elle convient à tous les formats de vitoles et s'utilise d'un geste unique. Dans un club privé ou lors d'un dîner formel, sa sobriété est appréciée.

Le V-cut (ou coupe en coin) préserve environ 60% de la surface de la tête du cigare, concentrant davantage les arômes lors du tirage. Cette coupe convient particulièrement aux cigares à petit ring gauge (moins de 46) et projette une image d'amateur averti — mais son mécanisme légèrement plus bruyant le rend moins adapté aux environnements feutrés.

Le punch (emporte-pièce circulaire) offre l'avantage de la compacité extrême — souvent intégré à un porte-clés ou un briquet. Réservez-le aux contextes décontractés : terrasses, événements en extérieur, réunions informelles entre fumeurs.

La gestuelle appropriée : couper pour soi, proposer de couper pour autrui

En société, offrir son coupe-cigare à un compagnon fumeur constitue un geste de courtoisie attendu — comparable au partage de la flamme. Tendez l'outil ouvert, lame visible, manche vers votre interlocuteur. Ne coupez jamais le cigare d'autrui sans y être expressément invité : ce geste intime reste du ressort de chaque fumeur.

Lorsque vous coupez votre propre cigare, positionnez-vous légèrement en retrait de la conversation. Le geste doit être franc et unique — jamais hésitant ni répété. Une coupe nette projette l'assurance ; une coupe laborieuse suggère l'inexpérience.

L'erreur à éviter : couper trop bas et compromettre la structure

La règle technique reste invariable : coupez 2 à 3 millimètres au-dessus de la ligne de colle qui fixe la tête du cigare à la cape. Une coupe trop basse — erreur fréquente du débutant pressé — provoque l'effilochage de la cape et compromet la structure entière du cigare. En société, ce faux-pas visuel vous expose aux regards entendus des connaisseurs présents.

Pour les amateurs souhaitant perfectionner leur geste, notre sélection de coupe-cigares propose des modèles à guillotine droite et V-cut adaptés à chaque contexte — du club privé à l'événement corporate.

Un coupe-cigare de qualité, maîtrisé d'un geste assuré, vaut mieux qu'un outil prestigieux manipulé maladroitement. La discrétion du geste prime sur l'ostentation de l'accessoire.

Rituel d'allumage d'un cigare avec une allumette en cèdre

Allumer un cigare : rituel et étiquette du feu partagé

L'allumage constitue le moment fondateur de l'expérience — celui où le fumeur révèle sa maîtrise technique et sa connaissance des codes. En société, ce rituel devient également un acte social où le partage de la flamme obéit à des conventions précises, héritées des traditions cubaines et européennes.

Briquet, allumettes cèdre ou torche : hiérarchie des flammes acceptables

Tous les feux ne se valent pas dans l'univers du cigare. Selon les recommandations de Habanos S.A., la hiérarchie des flammes acceptables s'établit ainsi :

  • Allumettes en cèdre (cédrats) : considérées comme la méthode la plus pure, elles n'altèrent pas les arômes du tabac et confèrent une touche de cérémonie appréciée dans les clubs privés
  • Briquet butane à flamme douce : standard du fumeur averti, inodore et neutre gustativement
  • Briquet torche à flamme jet : efficace en extérieur mais perçu comme moins élégant dans un contexte formel
  • À proscrire absolument : briquets à essence, bougies parfumées, allumettes soufrées — ils contaminent le pied du cigare

Le choix de votre instrument d'allumage communique silencieusement votre niveau d'expertise. Un briquet de qualité, bien entretenu, témoigne d'une attention aux détails que les connaisseurs remarquent immédiatement.

L'étiquette du feu partagé : offrir et recevoir la flamme

Proposer sa flamme à un autre fumeur constitue un geste de courtoisie apprécié, mais son exécution requiert finesse. La règle fondamentale : on n'allume jamais le cigare de quelqu'un d'autre directement. On présente la flamme stable, et l'autre fumeur approche lui-même son cigare en effectuant la rotation nécessaire à un allumage uniforme.

La flamme s'offre, le cigare se garde — chaque fumeur maîtrise l'allumage de son propre module.

Si l'on vous propose une flamme, acceptez avec un hochement de tête et un remerciement sobre. Refuser systématiquement pour utiliser son propre briquet peut être perçu comme un manque de convivialité, sauf si votre préférence technique (allumettes cèdre versus torche) justifie ce choix.

La technique d'allumage en société : discrétion et maîtrise

L'allumage d'un cigare premium prend 30 à 60 secondes — un temps qui semble interminable si vous monopolisez l'attention de la tablée. Quelques principes pour allumer avec élégance :

  • Toaster le pied : maintenez la flamme à 1-2 centimètres du pied, sans contact direct, en faisant tourner lentement le cigare
  • Première aspiration : une fois le pied uniformément noirci, portez le cigare aux lèvres et aspirez doucement en maintenant la flamme à distance
  • Vérification discrète : soufflez légèrement sur le pied pour vérifier l'uniformité de la combustion — une braise orange régulière confirme un allumage réussi

Selon Cigar Aficionado, un allumage précipité constitue l'erreur la plus courante chez les fumeurs débutants : le cigare brûle alors de manière irrégulière pendant toute la fumée, compromettant l'expérience sensorielle.

Pour ceux qui recherchent un briquet adapté aux exigences de l'allumage cérémoniel, notre sélection de briquets réunit des modèles à flamme douce et torche conçus spécifiquement pour le cigare.

Cigare premium reposant dans un cendrier en cristal avec cendre intacte

Étiquette situationnelle : adapter son comportement selon le lieu

L'amateur de cigare averti sait que les codes du fumeur varient radicalement selon le contexte. Ce qui est parfaitement acceptable dans un club privé londonien peut constituer un impair majeur lors d'un dîner de gala ou d'une réunion d'affaires. Maîtriser cette grammaire situationnelle distingue le connaisseur du simple fumeur occasionnel.

Le club privé : sanctuaire des libertés du fumeur

Dans un club cigare dédié — qu'il s'agisse d'une Casa del Habano ou d'un lounge premium — les contraintes s'allègent considérablement. Vous pouvez allumer sans solliciter d'autorisation préalable, converser librement sur les mérites comparés des terroirs, et même proposer un échange de vitoles entre membres. Ces espaces constituent le seul environnement où fumer un cigare nettement plus prestigieux que celui de vos voisins ne pose aucun problème d'étiquette — c'est même attendu.

La seule règle absolue : respecter le rythme de fumage des autres membres. Ne rallumez pas bruyamment un cigare éteint pendant une conversation feutrée, et n'imposez pas votre cadence à un groupe qui savoure lentement.

Le restaurant gastronomique : discrétion maximale

En France, la législation interdit de fumer en intérieur depuis 2008. Mais dans les établissements disposant d'une terrasse chauffée ou d'un fumoir dédié, l'étiquette impose une retenue particulière :

  • Attendez la fin du service dessert avant de sortir votre cigare — jamais entre les plats
  • Proposez à vos convives non-fumeurs de vous excuser plutôt que de les abandonner
  • Choisissez une vitole courte (Petit Corona, 20-30 minutes) plutôt qu'un Churchill qui vous isolerait une heure
  • Évitez les cigares aux arômes très puissants qui imprégneraient vos vêtements avant le retour à table

Un étui à cigare discret permet de transporter votre vitole sans attirer l'attention lors de l'arrivée au restaurant.

L'événement professionnel : la règle du suiveur

Lors d'un cocktail d'affaires, d'un séminaire ou d'une soirée corporate, le fumeur de cigare applique systématiquement la règle du suiveur : n'allumez jamais en premier. Attendez qu'un supérieur hiérarchique ou l'hôte de l'événement sorte son cigare — ou qu'une invitation explicite soit formulée.

Si vous êtes l'hôte, la tradition veut que vous proposiez des cigares à vos invités avant d'allumer le vôtre. Prévoyez des vitoles de qualité intermédiaire (gamme 15-25€) pour éviter de mettre quiconque mal à l'aise — ni trop modeste, ni ostentatoire.

Le mariage et les célébrations familiales : patience et synchronisation

Le mariage représente le contexte le plus codifié. Trois règles cardinales s'appliquent :

  1. Ne jamais fumer avant que les mariés n'aient quitté la salle pour les photos — même en extérieur
  2. Attendre le signal explicite du lancement "cigare" si l'événement en prévoit un
  3. Se regrouper avec les autres fumeurs à l'écart des non-fumeurs et des enfants

Un cendrier portable constitue un accessoire précieux lors de ces événements, évitant de disperser les cendres sur des espaces non prévus à cet effet.

L'élégance du fumeur de cigare ne réside pas dans ce qu'il fume, mais dans sa capacité à lire l'environnement et à s'y adapter avec naturel.

Le cigare et l'argent : gérer les écarts de prix sans faux-pas

La question financière constitue l'un des tabous les plus persistants de la culture du cigare. Lorsque vous allumez un Cohiba Behike 56 à 80€ alors que votre voisin savoure un Montecristo No.4 à 15€, comment naviguer cet écart sans créer de malaise ? L'étiquette du fumeur distingué repose sur une règle cardinale : ne jamais commenter le prix d'un cigare, ni le sien, ni celui d'autrui.

L'art de la discrétion financière

Mentionner la valeur marchande d'un cigare en société constitue une faute de goût équivalente à évoquer le prix d'un vin lors d'un dîner formel. Le fumeur averti privilégie les commentaires organoleptiques — notes de cèdre, longueur en bouche, évolution de la combustion — plutôt que les considérations tarifaires.

Cette discrétion s'applique également lorsque vous offrez un cigare. Proposer systématiquement vos modules les plus prestigieux peut créer un sentiment d'obligation inconfortable chez votre interlocuteur, tandis que réserver vos pièces d'exception transforme le partage en exercice de tri social. La solution élégante : constituer un étui de voyage avec 2-3 vitoles de gamme intermédiaire, spécifiquement destinées au partage.

Recevoir un cigare offert : protocole de réciprocité

Lorsqu'un fumeur vous propose un cigare de sa collection personnelle, l'étiquette impose d'accepter avec gratitude sans évaluer sa valeur. Refuser sous prétexte que le cigare serait "trop beau" ou "trop cher" place votre hôte dans une position délicate. À l'inverse, accepter puis commenter la générosité du geste ("ce Davidoff vaut une fortune !") rompt la convivencia — cette atmosphère de partage désintéressé propre aux cercles de fumeurs.

La réciprocité différée constitue la norme implicite : vous rendrez la pareille lors d'une occasion future, sans comptabilité précise ni équivalence stricte.

En club privé : l'égalité symbolique du fumoir

Les clubs de cigare fonctionnent historiquement sur un principe d'égalité symbolique une fois franchie la porte du fumoir. Que vous fumiez un module de collection ou un cigare d'entrée de gamme, vous partagez le même espace, le même rituel, la même communauté de passion. Cette convention tacite explique pourquoi les fumoirs les plus établis découragent toute ostentation — l'étui Hermès exhibé sur la table, la mention insistante des enchères remportées, les comparaisons de caves.

Pour naviguer sereinement ces situations, adoptez la posture du connaisseur humble : appréciez votre propre cigare sans le justifier, complimentez celui d'autrui sur ses qualités sensorielles plutôt que sa rareté, et souvenez-vous que le véritable luxe du fumeur réside dans le temps partagé — non dans la facture accumulée.

Déposer, reposer et éteindre son cigare : l'art du cendrier

Le cendrier à cigare constitue bien plus qu'un simple réceptacle — c'est l'écrin où votre cigare repose entre deux bouffées, et le lieu de son extinction finale. Maîtriser son usage révèle instantanément le fumeur averti du novice maladroit.

Déposer sans jamais abandonner

Entre deux bouffées, déposez votre cigare horizontalement dans l'encoche prévue, pied légèrement surélevé. Cette position maintient la combustion régulière et évite l'accumulation d'humidité dans le corps du cigare. Un cigare abandonné plus de deux minutes s'éteint naturellement — c'est normal, et le rallumer reste parfaitement acceptable en société.

L'erreur classique : poser son cigare verticalement contre le rebord. Cette position déséquilibre la combustion et risque la chute — un faux-pas visuel immédiat dans un club ou lors d'un dîner.

L'extinction naturelle : règle absolue de l'étiquette cubaine

La tradition cubaine impose de ne jamais écraser un cigare. Lorsque vous souhaitez mettre fin à votre fumage, déposez simplement le cigare dans le cendrier et laissez-le s'éteindre seul. Cette extinction naturelle prend généralement 3 à 5 minutes.

Écraser un cigare premium comme une cigarette constitue l'un des impairs les plus visibles en société — il signale une méconnaissance fondamentale des codes du fumeur.

L'écrasement provoque également une libération d'odeurs âcres et désagréables, nuisant à l'atmosphère du lieu et aux convives environnants.

Choisir et utiliser un cendrier approprié

Les cendriers à cigare se distinguent par leurs encoches larges (minimum 20 mm) et leur profondeur suffisante pour contenir la cendre d'un Robusto complet. En société, privilégiez toujours le cendrier fourni par l'établissement. Chez vous ou lors d'événements que vous organisez, notre sélection de cendriers propose des modèles adaptés à chaque contexte.

Dernier point d'élégance : ne tapotez jamais votre cigare pour faire tomber la cendre. Laissez-la se détacher naturellement lorsqu'elle atteint 2 à 3 centimètres — cette patience témoigne de votre maîtrise du rythme de fumage.

Évolution des codes 2020-2026 : ce qui a changé post-COVID

La pandémie de 2020-2021 a profondément reconfiguré l'étiquette du cigare en société. Les fermetures de clubs, les restrictions sanitaires et l'émergence d'une nouvelle génération de fumeurs ont accéléré des mutations déjà latentes — tout en renforçant certains codes traditionnels que l'on croyait obsolètes.

La renaissance du fumoir privé et de la terrasse couverte

Avant 2020, le fumoir de club représentait l'espace social par excellence du cigare. Les fumoirs privés résidentiels ont connu une croissance de 40% entre 2020 et 2023, selon Cigar Aficionado. Cette évolution transforme l'étiquette : recevoir chez soi impose désormais une rigueur comparable à celle d'un club établi — cave climatisée, cendriers adaptés, ventilation maîtrisée.

Les terrasses chauffées des restaurants gastronomiques se sont également multipliées, créant de nouveaux espaces hybrides où les codes traditionnels du fumoir rencontrent la décontraction de l'extérieur. Dans ces contextes, la règle d'or demeure : observer avant d'agir.

La génération lounge : pragmatisme et partage digital

La nouvelle génération de fumeurs — souvent initiée via les lounges urbains plutôt que les clubs traditionnels — adopte une approche plus pragmatique des codes. Le partage photographique sur les réseaux spécialisés, autrefois mal vu dans les cercles établis, devient un vecteur de découverte et de communauté. Cette évolution invite chaque fumeur à trouver son équilibre entre tradition et modernité, en respectant toujours le confort de son entourage.

Questions fréquentes

Faut-il retirer la bague du cigare avant de fumer ?
La pratique varie selon les traditions. La tradition cubaine recommande de conserver la bague par honnêteté entre fumeurs, tandis que l'école britannique préconise de la retirer par discrétion. Si vous choisissez de la retirer, attendez 5 à 10 minutes de fumage pour que la chaleur ramollisse la colle et évite de déchirer la cape.
Pourquoi ne faut-il jamais écraser un cigare ?
Écraser un cigare libère des odeurs âcres de combustion incomplète qui incommodent l'entourage. La tradition cubaine impose de déposer simplement le cigare dans le cendrier et de le laisser s'éteindre naturellement en 2 à 3 minutes. Ce geste témoigne de votre maîtrise des codes du fumeur distingué.
Combien de temps dure un cigare selon sa taille ?
La durée varie selon la vitole : un Perla ou Entreacto se fume en 20-30 minutes, un Robusto en 45-60 minutes, et un Churchill ou Double Corona peut dépasser 75-100 minutes. Évaluez toujours le temps disponible avant d'allumer pour éviter d'interrompre votre cigare à mi-parcours.
Quel type de briquet utiliser pour allumer un cigare ?
Les allumettes en cèdre sont considérées comme la méthode la plus pure. Le briquet butane à flamme douce constitue le standard du fumeur averti. La torche à flamme jet convient en extérieur. À proscrire absolument : briquets à essence, bougies parfumées et allumettes soufrées qui contaminent les arômes.
Peut-on offrir un cigare à quelqu'un en société ?
Proposer un cigare est un geste de courtoisie apprécié. Prévoyez des vitoles de qualité intermédiaire (15-25€) pour ne mettre personne mal à l'aise. Lorsqu'on vous offre un cigare, acceptez avec gratitude sans commenter sa valeur marchande — la réciprocité différée constitue la norme implicite entre fumeurs.
Doit-on demander l'autorisation avant d'allumer un cigare ?
Oui, la courtoisie impose de solliciter une approbation explicite, même dans un lieu autorisé. La formule consacrée reste sobre : « Me permettez-vous d'allumer un cigare ? » En contexte professionnel, attendez que votre interlocuteur ait terminé son repas. Dans un club privé, observez si d'autres membres fument déjà.
Comment couper correctement un cigare en public ?
Coupez 2 à 3 millimètres au-dessus de la ligne de colle avec un geste franc et unique. La guillotine droite reste l'outil le plus polyvalent et discret. En société, offrir son coupe-cigare est un geste de courtoisie, mais ne coupez jamais le cigare d'autrui sans y être invité.
Quand peut-on fumer lors d'un mariage ou événement familial ?
Trois règles s'appliquent : ne jamais fumer avant que les mariés aient quitté la salle pour les photos, attendre le signal explicite du lancement « cigare » si prévu, et se regrouper avec les autres fumeurs à l'écart des non-fumeurs et des enfants. Un cendrier portable est recommandé.

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